Daterra Coffee (Brésil) : café de spécialité, agriculture régénératrice et vision Bio-Smart
Daterra Coffee est bien plus qu’un producteur : c’est une équipe de personnes qui vit le café avec un mélange rare de passion, méthode et sens. Et cela se ressent là où ça compte : dans la qualité de leur café de spécialité, la régularité de chaque récolte, et une manière de travailler où la durabilité n’est pas un slogan, mais un engagement sur le long terme.
Avec plus de 35 ans d’expérience et une équipe de 400+ personnes, Daterra est devenue une référence du café brésilien pour une raison simple : ils ont prouvé qu’on peut produire un café exceptionnel tout en prenant soin—et en améliorant—l’environnement qui le rend possible.
Derrière le projet se trouve Luís Norberto Pascoal, fondateur et président de Daterra Coffee : un entrepreneur qui a trouvé dans le café le point de rencontre idéal entre excellence et modèle vraiment durable.
Chez Mare Terra Coffee, nous travaillons avec Daterra depuis des années parce que nous partageons la même conviction : le café de spécialité ne commence pas à la torréfaction. Il commence à l’origine, dans les décisions quotidiennes à la ferme et dans la relation au sol, à l’eau et à la communauté.
D’un projet régénératif au café de spécialité
Daterra est née avec une intention claire : développer un projet d’agriculture régénératrice capable d’équilibrer trois objectifs rarement alignés :
- redonner à la planète et à l’environnement,
- développer les personnes et la communauté,
- tout en restant économiquement viable.
Au début, l’équipe a exploré plusieurs voies agricoles (bois, élevage, fruits, produits laitiers…) jusqu’à essayer le café—et tout s’est mis en place. Pourquoi le café ? Parce que c’est une culture pérenne : pour bien le cultiver, prendre soin de l’écosystème n’est pas optionnel, c’est le cœur du système.
Et lorsque le café de spécialité a commencé à prendre de l’ampleur, Daterra a compris l’essentiel : miser sur la qualité et la différenciation renforce la résilience et réduit la dépendance à la volatilité du marché des commodités.
Plus ils étudiaient le café, plus c’était évident : pour le faire vraiment bien, il fallait s’y consacrer totalement. C’est cette spécialisation qui les définit aujourd’hui.

La durabilité aujourd’hui : pourquoi “être durable” ne suffit plus
Parler de durabilité dans le café est complexe : tout ne dépend pas d’un seul facteur. La réalité est que le changement climatique et certaines mauvaises pratiques agricoles ont accéléré de grands défis : sols dégradés, stress hydrique, ravageurs, températures plus extrêmes et moins de prévisibilité.
Chez Daterra, le constat est clair : dans le contexte actuel, se contenter d’“être durable” ne suffit plus pour faire face à ce qui arrive. C’est pourquoi ils ont décidé d’aller plus loin avec leur propre approche :
Bio-Smart : une philosophie qui produit du café et améliore l’environnement
Daterra résume tout en deux mots : Bio-Smart.
- BIO : tout ce qui est vivant (personnes, communauté, faune, forêts, microorganismes) et les systèmes naturels qui soutiennent la vie (eau, atmosphère, sol).
- SMART : étudier, développer et appliquer des solutions créatives pour faire mieux qu’avant.
L’idée qui relie tout est puissante et simple : ne pas “extraire” de la terre, mais emprunter—et rendre amélioré. Autrement dit, produire du café de spécialité tout en régénérant l’écosystème.
Concrètement, qu’est-ce que cela implique ?
Ce qui rend l’approche Bio-Smart intéressante, c’est qu’elle se traduit par des choix concrets et mesurables. Voici quelques priorités de Daterra dans la production de café :
1) Biodiversité : régénérer, pas seulement conserver
Il ne s’agit pas uniquement de protéger les forêts « parce qu’il faut », mais de viser la régénération :
- objectifs de régénération,
- préservation au-delà des exigences légales,
- corridors de vie sauvage,
- reforestation avec des espèces natives.
2) Eau : une gestion intelligente plutôt que “seulement économiser”
Dans le café, l’eau est essentielle. L’objectif n’est donc pas seulement de réduire, mais de mieux gérer :
- irrigation raisonnée,
- recyclage et réutilisation de l’eau,
- récupération des eaux de pluie,
- traitement des eaux usées,
- protection des sources et des cours d’eau.
3) Agriculture équilibrée : respect du vivant dans le système
Daterra privilégie des pratiques équilibrées qui respectent le “Bio”, notamment :
- barrières végétales,
- lutte biologique,
- gestion intégrée des ravageurs,
- désherbage naturel,
- fertilisation organique.
4) Sol vivant : la base d’un café de qualité
S’il y a un pilier central, c’est le sol. Daterra investit dans la microbiologie des sols et des méthodes naturelles pour renforcer biodiversité et activité. Un sol sain et vivant peut :
- retenir l’eau,
- réduire les maladies des plantes,
- recycler les nutriments,
- favoriser la fixation de l’azote,
- et stocker du carbone.
Autrement dit, prendre soin du sol ne réduit pas seulement l’impact environnemental : cela soutient aussi la santé du caféier et la qualité des grains.
5) Carbone : ne pas seulement le réduire, mais le “cultiver”
Plutôt que de s’arrêter à « émettre moins », l’approche cherche l’équilibre : considérer le carbone comme une composante du vivant et agir via :
- réduction ou absence de labour,
- ajout de matière organique,
- plantation d’arbres,
- cultures de couverture et associations culturales.
Le futur du café : plus de précision, plus de résilience
Pour Daterra, l’avenir des fermes caféières sera marqué par trois grandes tendances :
- Plus de connaissances et d’autonomie pour les producteurs
Meilleur pilotage des coûts, de la qualité et des process, avec la capacité de mieux valoriser le café et de reproduire des résultats. - Plus de technologie et d’agriculture de précision
Drones, capteurs et outils permettant des décisions au bon moment, une optimisation des intrants, une baisse des coûts, un meilleur contrôle des ravageurs et maladies, moins de produits chimiques, et une qualité accrue. - Adaptation au changement climatique
Variétés plus résistantes à la chaleur et à la sécheresse, davantage d’investissement en recherche et, avec moins de main-d’œuvre disponible, un recours croissant à la mécanisation